Une roadmap Now Next Later range les problèmes à résoudre en trois horizons de certitude décroissante : maintenant (engagé, avec une date), ensuite (exploré, l’ordre peut changer) et plus tard (des thèmes, pas des promesses). Le modèle Roadmap : maintenant, ensuite, plus tard de Coommit écrit chaque carte comme un problème, le pari fait dessus et le signal qui tranchera, et garde en vue ce à quoi l’équipe a dit non.

Qu’est-ce qu’une roadmap Now Next Later ?
C’est une roadmap produit en trois colonnes : now, next, later, soit maintenant, ensuite, plus tard. Plus une carte est à droite, moins l’équipe promet à son sujet. Le format a été popularisé par Janna Bastow, cofondatrice de ProdPad, en réaction aux roadmaps en forme de calendrier. Il plaît aux petites équipes produit parce qu’il colle à ce qu’elles savent vraiment : elles sont sûres des six prochaines semaines, assez sûres du trimestre, et curieuses pour l’année.
Le format échoue quand les cartes redeviennent des noms de fonctionnalités. Le modèle l’évite par une forme de carte imposée : problème, pari, signal.
Pourquoi une roadmap sans dates lointaines ?
Une roadmap en calendrier, souvent un diagramme de Gantt, place des fonctionnalités sur des dates à six ou douze mois. Chaque date devient une promesse que l’équipe ne peut pas tenir, et chaque retard, un débat. La roadmap Now Next Later ne date que le court terme. Le reste est présenté comme des problèmes à explorer, ce qui correspond à ce qu’une petite équipe sait réellement. Les parties prenantes y gagnent aussi : elles voient ce qui est engagé, ce qui est envisagé, et pourquoi.
Passer d’une roadmap en calendrier à Now Next Later
- Listez tout ce que porte la roadmap actuelle, dates comprises.
- Pour chaque ligne, écrivez le problème qu’elle résout. Si personne ne sait le dire, la ligne part dans « pas maintenant ».
- Classez par certitude, pas par date. Ce qui est engagé et bien compris va dans « maintenant », ce qui reste à explorer dans « ensuite », les intuitions dans « plus tard ».
- Retirez les dates hors de « maintenant », et expliquez une fois pourquoi aux parties prenantes, en revue.
- Ajoutez un pari et un signal à chaque carte. Une carte qui n’en trouve pas n’est pas encore prête.
Les trois colonnes, avec un exemple
Le tableau du modèle prend l’exemple d’un logiciel de prise de rendez-vous pour cabinets médicaux. Trois règles s’y appliquent : des dates seulement dans « maintenant » ; une carte entre, une carte sort ; chaque refus s’écrit, avec sa raison.
Maintenant : 0 à 6 semaines, engagé et daté
« Les patients oublient leur rendez-vous. Pari : un SMS la veille, confirmé en un geste. Signal : les rendez-vous manqués passent de 18 % à 10 %. » La carte porte aussi un responsable et une date : Inès, le 10 octobre.
Ensuite : 6 semaines à 3 mois, exploré
« Les secrétaires ressaisissent tout dans leur logiciel. Pari : une synchronisation avec les deux outils les plus utilisés. » Le signal est écrit, mais pas la date : l’ordre de cette colonne peut encore changer.
Plus tard : 3 à 12 mois, des thèmes
« Les consultations à distance passent par un autre outil. La vidéo dans le produit ? Trois cabinets en ont parlé. » Chaque thème dit ce qu’il faut apprendre d’abord : ici, qui le fait aujourd’hui, et avec quoi.
Ce qui rend la roadmap honnête : les refus et les changements
- Pas maintenant. Ce à quoi l’équipe a dit non, et pourquoi. « Une application mobile native : le web mobile couvre 92 % des réservations. On en reparle à 80 %. »
- Depuis le mois dernier. Ce qui a été livré, avec le chiffre qui a bougé, ce qui est entré, et ce qui est passé dans « pas maintenant ».
- Un sondage. Une question pour les clients ou les parties prenantes : quel problème vous coûte le plus aujourd’hui ?
- Le rituel. La revue de roadmap, le premier mardi de chaque mois, dans le même espace.
Comment animer la revue de roadmap mensuelle
- Commencez par « depuis le mois dernier ». Ce qui a été livré et ce que cela a changé. Les chiffres d’abord, les opinions ensuite.
- Parcourez la colonne « maintenant » carte par carte. La date tient-elle encore ? Le signal est-il toujours le bon ?
- Faites monter ou descendre les cartes. Une carte entre, une carte sort : si quelque chose entre dans « maintenant », quelque chose en sort.
- Écrivez chaque refus dans « pas maintenant », avec sa raison et la condition pour en reparler.
- Interrogez votre public. Partagez l’espace plutôt qu’une slide, et lancez le sondage avec des clients ou l’équipe commerciale.
Conseils pour les équipes produit
- Écrivez des problèmes, pas des fonctionnalités. « Prendre rendez-vous demande sept écrans » survit à un changement de solution. « Refaire la prise de rendez-vous » non.
- Rendez le signal mesurable. Un signal qu’on ne peut pas mesurer transforme chaque revue en débat. Un signal mesurable fait aussi un bon résultat clé pour vos OKR du trimestre.
- Gardez la liste des refus publique. Elle répond d’avance aux questions des parties prenantes, et elle évite qu’une même demande revienne chaque mois.
- Montrez-la à vos clients. Une roadmap écrite en problèmes se partage plus facilement qu’une liste de dates : elle dit ce qui compte sans engager l’équipe sur un calendrier. Le sondage leur donne la parole.
- Priorisez avant d’engager. Décidez de ce qui entre dans « maintenant » avec une matrice impact effort.
Votre roadmap en visio dans Coommit
Coommit est un espace de travail partagé où les équipes se retrouvent en visio autour de leurs documents, designs et sites web. L’espace reste disponible après l’appel. La roadmap vit dans un espace, la revue mensuelle s’y tient en visio, et ceux avec qui vous la partagez la voient telle qu’elle est aujourd’hui.
Vos invités rejoignent depuis un lien, sans compte ni téléchargement, et gratuitement. À côté d’une carte, vous pouvez intégrer la spécification depuis Google Drive, ou la maquette depuis Figma. Après la revue, l’IA intégrée rédige un compte rendu avec les décisions et les tâches, à envoyer dans Slack ou Notion. Le modèle Roadmap : maintenant, ensuite, plus tard est proposé à la création d’un nouvel espace. Voyez ce que Coommit propose aux équipes produit, et consultez les tarifs.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’une roadmap Now Next Later ?
C’est une roadmap produit en trois colonnes de certitude décroissante : maintenant (le travail engagé, daté), ensuite (des problèmes explorés, dont l’ordre peut changer) et plus tard (des thèmes que l’équipe veut comprendre). Elle communique les priorités sans promettre des dates que l’équipe ne pourrait pas tenir.
Que mettre dans la colonne « maintenant » ?
Les problèmes sur lesquels l’équipe s’est engagée pour les six prochaines semaines environ. Chaque carte porte le problème, le pari fait pour le résoudre, le signal qui montrera que ça a marché, un responsable et une date. Les dates n’apparaissent que dans cette colonne.
À quelle fréquence mettre à jour une roadmap produit ?
Une fois par mois suffit à une petite équipe, avec un coup d’œil à la colonne « maintenant » lors de la planification hebdomadaire. Commencez chaque revue par ce qui a changé depuis le mois dernier : ce qui a été livré, ce qui est entré, ce qui a été refusé.
Quelle différence avec une roadmap en diagramme de Gantt ?
Le diagramme de Gantt place des fonctionnalités sur des dates, souvent plusieurs mois à l’avance. La roadmap Now Next Later ne date que le court terme et traite le reste comme des problèmes à explorer. Elle se prête mal au suivi d’un projet à livrables fixes, mais elle colle mieux à un produit qui apprend en avançant.
Peut-on faire une roadmap Now Next Later dans Notion ou Excel ?
Oui : trois colonnes suffisent, et c’est souvent ainsi qu’on commence. La différence se voit en revue. Dans un espace Coommit, l’équipe discute la roadmap en visio devant les cartes, vote dans le sondage et repart avec un compte rendu, que vous pouvez aussi envoyer dans Notion.