Les OKR (Objectives and Key Results) fixent les priorités d’une période, souvent un trimestre, sous forme de quelques objectifs qualitatifs, chacun prouvé par des résultats clés chiffrés. Le modèle OKR du trimestre de Coommit met tout le trimestre sur un seul mur : trois objectifs avec un responsable et une note de confiance, leurs résultats clés en cartes que l’on met à jour en direct, et un rituel de 15 minutes chaque semaine pour que les chiffres restent vivants.

Qu’est-ce qu’un OKR ?
Un OKR associe un objectif, qui dit où l’on veut aller, à quelques résultats clés, souvent trois, qui disent comment on saura qu’on y est. La méthode vient d’Intel, où Andy Grove l’a formalisée dans les années 1970. John Doerr l’a présentée aux fondateurs de Google en 1999, puis l’a fait connaître bien au-delà de la tech avec son livre Measure What Matters, en 2018.
L’objectif est qualitatif : « Des clients qui passent le premier mois ». Le résultat clé est mesurable et daté : « L’attrition mensuelle passe de 5,5 % à 3 % d’ici la fin du trimestre ». Un résultat clé que l’on ne peut pas chiffrer est une tâche, pas un résultat.
Pourquoi tant d’OKR s’éteignent après le lancement
Les OKR meurent souvent dans le document où ils ont été écrits : une page que personne n’ouvre entre le lancement du trimestre et le bilan. Ce qui les garde en vie, c’est un mur que l’équipe regarde chaque semaine, quinze minutes, où chaque chiffre a soit bougé, soit droit à une phrase d’explication.
Comment écrire de bons OKR
- Une phrase pour le trimestre. Dans l’exemple du modèle : « À la fin du trimestre, 100 clients nous paient chaque mois, et ils restent. »
- Trois objectifs, pas plus. Un quatrième veut dire que l’un des trois n’est pas une priorité.
- Un responsable par objectif, nommé sur le mur.
- Des résultats, pas des tâches. « Lancer les mails d’accueil » est une tâche. « Présence au premier appel de 70 % à 90 % » est un résultat.
- Un point de départ, une valeur actuelle et une cible pour chaque résultat clé.
- Une confiance notée sur 10, revue chaque semaine.
Trois exemples d’OKR, tirés du modèle
Objectif 1 : un revenu qui revient chaque mois (Léa)
Résultats clés : le revenu mensuel récurrent (MRR), les nouveaux clients payants (24 sur 60 à mi-parcours) et le chiffre d’affaires du trimestre. Confiance : 6 sur 10, car à ce rythme l’équipe finira un peu sous sa cible de MRR. Le blocage, nommé : le contrat annuel attend le juriste depuis neuf jours, et Tom le relance mardi.
Objectif 2 : des clients qui passent le premier mois (Tom)
Résultats clés : l’attrition mensuelle, de 5,5 % à 3 % (4,2 % aujourd’hui), la présence au premier appel, de 70 % à 90 % (82 % aujourd’hui), et la mise en ligne de l’offre annuelle, avec son compte à rebours. Confiance : 7 sur 10. Le blocage : aucun créneau de premier appel avant le sixième jour. Inès en ouvre deux de plus par semaine.
Objectif 3 : un lancement qui se remarque (Inès)
Résultats clés : une liste de lancement en cinq étapes (bêta avec 10 clients et page tarifs déjà faites ; vidéo de démo, dossier de presse et jour du lancement à venir), une liste d’attente de 2 000 inscrits (1 240 aujourd’hui) et 30 démos réservées pour la semaine du lancement. Confiance : 8 sur 10. Le blocage : la vidéo de démo n’a pas encore de script. Léa l’écrit d’ici vendredi.
Le rituel hebdomadaire de 15 minutes
- Avant l’appel, chaque responsable met ses chiffres à jour.
- 5 minutes : une phrase par résultat clé, sur ce qui l’a fait bouger ou sur la raison pour laquelle il n’a pas bougé.
- 5 minutes : un seul blocage nommé, avec la personne qui le lève et pour quand.
- 5 minutes : la confiance sur 10, notée à nouveau. Sous 5, l’objectif a droit au prochain appel.
Le mur garde aussi deux listes courtes. Ce qu’on arrête ce trimestre : les développements sur mesure pour un seul client, les essais de plus de 14 jours et la réunion d’avancement du jeudi, puisque la revue du lundi suffit. Et les décisions de la semaine, chacune avec son responsable.
Ce qu’il y a sur le tableau
- la phrase du trimestre, écrite en grand, avec le rappel de la revue du lundi ;
- un mode d’emploi du mur en quatre lignes ;
- un compte à rebours jusqu’à la fin du trimestre ;
- trois lignes, une par objectif : la promesse, son responsable, la confiance et le blocage, puis trois cartes de résultats clés, chacune dans le style qui lui convient (un grand chiffre, une jauge, une liste d’étapes, un compte à rebours) ;
- un graphique de la confiance par objectif ;
- un emplacement pour le tableur Google Sheets derrière les chiffres ;
- le rituel de 15 minutes, ce qu’on arrête et les décisions de la semaine.
Conseils pour des OKR qui tiennent le trimestre
- Regardez-les chaque semaine. Un OKR revu une fois par trimestre n’est qu’un vœu.
- Une phrase, pas un débat. Un chiffre qui n’a pas bougé a droit à une explication courte, puis on passe au suivant.
- Écrivez ce que vous arrêtez. Un trimestre se gagne aussi par ses renoncements.
- Reliez les OKR au reste. Les résultats clés alimentent la colonne « maintenant » d’une roadmap Now Next Later, et un team health check trimestriel dit si l’équipe tient le rythme.
Vos OKR en visio dans Coommit
Coommit est un espace de travail partagé où les équipes se retrouvent en visio autour de leurs documents, designs et sites web. L’espace reste disponible après l’appel. La revue du lundi a lieu en visio devant le mur : chaque résultat clé est une carte du widget Objectifs, un clic sur un chiffre suffit pour la mettre à jour, et la confiance de chaque objectif se note sur un graphique en direct.
Le tableur des chiffres s’intègre depuis Google Drive. Après l’appel, l’IA intégrée rédige un compte rendu avec les décisions et les tâches, que vous pouvez envoyer dans Slack ou Notion. Le modèle OKR du trimestre est proposé à la création d’un nouvel espace. Voyez ce que Coommit propose aux équipes produit, et consultez les tarifs : 29 $ par hôte et par mois, avec 7 jours gratuits sans carte bancaire.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un OKR, avec un exemple ?
Un OKR associe un objectif qualitatif à quelques résultats clés chiffrés. Exemple : objectif « Des clients qui passent le premier mois » ; résultats clés « attrition mensuelle de 5,5 % à 3 % », « présence au premier appel de 70 % à 90 % » et « offre annuelle en ligne avant la fin du trimestre ». L’objectif donne la direction, les résultats clés la preuve.
Combien d’OKR fixer par trimestre ?
Pour une petite équipe, trois objectifs au plus, avec deux à cinq résultats clés chacun. Au-delà, l’attention se disperse et la revue hebdomadaire déborde. Le modèle en prévoit trois, avec trois résultats clés chacun : neuf chiffres, que l’on peut tous passer en revue en quinze minutes.
Comment écrire un bon résultat clé ?
Un bon résultat clé mesure un effet, pas une activité. Il a un point de départ, une cible et une échéance : « la présence au premier appel passe de 70 % à 90 % d’ici fin décembre ». Si vous pouvez le cocher sans que rien ne change pour vos clients, c’est une tâche, pas un résultat clé.
Quelle différence entre OKR et KPI ?
Un KPI suit la santé d’une activité en continu : chiffre d’affaires, attrition, délai de livraison. Un OKR fixe un changement à obtenir sur une période donnée, avec une cible ambitieuse. Un KPI peut devenir le résultat clé d’un OKR, le trimestre où l’équipe décide de le faire bouger.
À quelle fréquence suivre ses OKR ?
Chaque semaine, quinze minutes, avec les chiffres mis à jour avant l’appel. Le bilan complet se fait en fin de trimestre, avant d’écrire les OKR suivants. Entre les deux, la note de confiance sur 10 sert d’alerte : sous 5, l’objectif a droit à une discussion dédiée au prochain appel.