Le modèle GROW est une méthode de coaching en quatre étapes : l’objectif (Goal), la réalité (Reality), les options (Options) et la volonté (Will). Elles mènent d’une envie encore floue à une action datée. Le Canevas GROW de Coommit réunit ces quatre étapes sur un seul tableau, avec les questions de chacune et de la place pour les mots du client, pour que vous puissiez vous concentrer sur l’écoute.

Qu’est-ce que la méthode GROW ?
GROW reprend les initiales anglaises de quatre mots : Goal, Reality, Options et Will (pour le W, on lit aussi Way forward, la marche à suivre). Le modèle est né au Royaume-Uni à la fin des années 1980, et le livre de John Whitmore, Coaching for Performance, paru en 1992, l’a largement diffusé. On le retrouve aujourd’hui en coaching individuel comme en management.
Son succès tient à sa simplicité : définir ce que le client veut, regarder honnêtement où il en est, élargir l’éventail des possibles, puis s’engager sur l’un d’eux. Cette simplicité a un revers : chaque étape se bâcle facilement. Le canevas ajoute donc quatre règles :
- on reste en G tant que l’objectif ne tient pas en une phrase ;
- en R, les faits passent avant les ressentis ;
- en O, la quantité d’abord : cinq options, pas deux ;
- W, c’est une date, un premier pas et une note sur dix.
Quand utiliser le modèle GROW ?
GROW fonctionne quand le client arrive avec une décision à prendre, un objectif à atteindre ou un problème concret : parler à un collaborateur, préparer une prise de poste, choisir entre deux offres. Il sert aussi de fil rouge à une séance qui part dans tous les sens.
Il convient moins quand le client ne sait pas encore ce qu’il veut, ou quand la séance a d’abord besoin d’écoute. Dans le premier cas, un exercice d’exploration comme la roue de la vie aide à trouver le sujet. Dans le second, gardez GROW pour plus tard : la volonté ne se force pas.
Les quatre étapes et leurs questions
G, l’objectif : « Que voulez-vous ? »
Qu’est-ce qui rendrait cette heure utile ? À quoi saurez-vous que vous y êtes ? Pourquoi est-ce important, maintenant ? Notez la réponse avec les mots du client, pas les vôtres.
R, la réalité : « Que se passe-t-il aujourd’hui ? »
Qu’avez-vous essayé jusqu’ici ? Qu’est-ce qui vous bloque, vraiment ? Sur dix, où en êtes-vous ? Les faits d’abord, l’interprétation ensuite.
O, les options : « Que pourriez-vous faire ? Et quoi d’autre ? »
Le tableau prévoit cinq options, plus une case pour la plus folle : si rien ne pouvait rater, que feriez-vous ? Un sondage demande ensuite au client laquelle il veut essayer en premier.
W, la volonté : « Que ferez-vous, et pour quand ? »
Le tableau fait écrire au client, à la première personne : ce que je vais faire, pour quand, ma certitude sur dix, ce qui peut m’arrêter et qui peut m’aider. La règle du tableau : en dessous de sept, demandez ce qui en ferait un huit, et changez l’action.
En bas du tableau, une synthèse reprend les quatre réponses en une ligne chacune : l’objectif en une phrase, le fait qui compte, l’option choisie et l’action.
Comment mener une séance GROW, étape par étape
- Objectif (10 min). Reformulez jusqu’à ce que l’objectif tienne en une phrase que le client valide. Écrivez-la avec ses mots.
- Réalité (15 min). Demandez d’abord des faits : ce qui s’est passé, ce qui a été tenté, ce qui a bloqué. Puis la note sur dix.
- Options (15 min). Allez jusqu’à cinq. Les deux premières sont souvent les évidentes. La plus utile arrive en quatrième, ou c’est la plus folle.
- Choix. Faites voter le client pour l’option à essayer en premier. Voter l’engage : le choix devient le sien.
- Volonté (15 min). Une action, une date, une note de certitude. Sous sept, réduisez l’action jusqu’à obtenir un huit. Nommez l’obstacle et la personne qui fera le point avec le client.
Un exemple de séance GROW
Nadia dirige une équipe de cinq personnes dans une entreprise de logistique lilloise. Elle arrive avec une phrase vague : « Je voudrais que ça se passe mieux avec Sam. »
- Objectif : après trois reformulations, la phrase devient « Que Sam me signale les problèmes avant qu’ils arrivent chez le client ».
- Réalité : deux retards découverts ce mois-ci par des mails de clients, aucun point individuel avec Sam depuis juin. Nadia se note 4 sur 10.
- Options : un point de quinze minutes chaque semaine, un tableau de suivi partagé, en parler en réunion d’équipe, demander conseil à sa propre responsable, et la plus folle : confier à Sam l’animation de la prochaine réunion d’équipe.
- Volonté : Nadia vote pour le point hebdomadaire. Son action : proposer ce rendez-vous à Sam cette semaine, au plus tard vendredi. Certitude : 8 sur 10. L’obstacle : « Je vais repousser si la semaine est chargée. » Une collègue lui demandera vendredi si c’est fait.
Conseils de coachs pour la méthode GROW
- Ne quittez pas l’objectif trop tôt. Un objectif flou rend toutes les étapes suivantes floues.
- Séparez les faits de l’histoire. « Mon manager n’a pas répondu à mon mail » est un fait. « Mon manager ne me respecte pas » est une histoire, à explorer plus tard.
- Protégez l’étape des options. Le client saute vite sur la première option raisonnable. Demander trois fois « Et quoi d’autre ? », c’est votre travail.
- Notez l’engagement. Une certitude sous sept annonce souvent une action qui n’aura pas lieu.
- Reliez les séances. La trame de séance de coaching ouvre l’heure suivante sur cet engagement : fait, à moitié fait ou pas fait, et ce que cela a appris au client.
Le Canevas GROW en visio dans Coommit
Coommit est un espace de travail partagé où les équipes se retrouvent en visio autour de leurs documents, designs et sites web. L’espace reste disponible après l’appel. La conversation de coaching a lieu en visio dans l’espace du client : le canevas se remplit pendant qu’il parle, le vote sur les options se fait en direct, et l’engagement est encore là à la séance suivante.
Le client rejoint la séance depuis un lien, sans compte ni téléchargement. Après l’appel, l’IA intégrée rédige un compte rendu avec les décisions et les tâches. Le Canevas GROW est proposé à la création d’un nouvel espace. Voyez comment Coommit accompagne les coachs et les consultants, et consultez les tarifs : 29 $ par hôte et par mois, et vos clients ne paient pas.
Questions fréquentes
Que veut dire GROW en coaching ?
GROW reprend les initiales anglaises des quatre étapes : Goal (l’objectif), Reality (la réalité), Options (les options) et Will (la volonté, parfois Way forward, la marche à suivre). La séance part de ce que le client veut, regarde où il en est, cherche plusieurs pistes, puis se termine sur une action datée.
Quelles questions poser avec la méthode GROW ?
Objectif : qu’est-ce qui rendrait cette heure utile ? Réalité : qu’avez-vous essayé, et qu’est-ce qui vous bloque vraiment ? Options : que pourriez-vous faire, et quoi d’autre ? Volonté : que ferez-vous, pour quand, et quelle est votre certitude sur dix ? Posez une question à la fois, et écrivez les réponses avec les mots du client.
Combien de temps dure une séance avec le modèle GROW ?
Une conversation GROW complète tient en une heure environ : dix minutes pour l’objectif, quinze pour la réalité, quinze pour les options et quinze pour l’engagement, avec quelques minutes pour le choix. Un point de suivi plus court peut reprendre les quatre étapes en vingt minutes, à partir de l’engagement précédent.
Un manager peut-il utiliser la méthode GROW ?
Oui. Beaucoup de managers utilisent GROW en entretien individuel, pour aider un collaborateur à trouver sa propre solution plutôt que de la lui donner. Les règles restent les mêmes : un objectif en une phrase, des faits avant les opinions, plusieurs options, puis une action datée que la personne choisit elle-même.
Qui a inventé le modèle GROW ?
On attribue le modèle GROW à trois coachs qui travaillaient au Royaume-Uni, Graham Alexander, Alan Fine et John Whitmore. Ils l’ont mis au point à la fin des années 1980. Le modèle s’est diffusé avec le livre de Whitmore, Coaching for Performance, paru en 1992, et il est depuis enseigné dans de nombreuses formations de coach et de manager.